13 au 15 mars 2026, Piste de l’Éclipse, Courchevel Le Praz
En mars 2026, Courchevel retrouve les hommes de la Coupe du monde de ski alpin pour un week-end entièrement consacré à la vitesse. Sur la redoutable piste de l’Éclipse, à Courchevel Le Praz, le programme réunit trois grandes épreuves : un Super-G le vendredi 13 mars, une descente le samedi 14 et un second Super-G le dimanche 15.
Pour ce rendez-vous majeur du calendrier international, David Cintract réalise une série complète de trophées originaux, poursuivant une histoire artistique commencée plus de dix ans auparavant avec la station. Le programme officiel de la Coupe du monde 2026 le présente d’ailleurs comme créateur des trophées de la Coupe du monde de Courchevel.
Des trophées pensés comme de véritables œuvres
Pas de coupe métallique traditionnelle.
David Cintract imagine pour Courchevel des objets que les champions peuvent immédiatement associer à la station : casques de ski transformés en sculptures et jéroboams de champagne entièrement personnalisés.
Pour cette édition masculine, l’artiste abandonne volontairement une grande partie de la palette éclatante associée à son univers Pop Libre pour adopter un vocabulaire plus graphique : noir, blanc, argent et touches d’or. Logos de la Coupe du monde, nom de Courchevel, projections, coulures, tracés abstraits et effets métalliques parcourent les casques et les bouteilles.
L’ensemble est presque monochrome, mais jamais austère. Le contraste entre le noir profond, les blancs éclatés et les détails dorés évoque à la fois la neige, la roche, la vitesse et le caractère précieux du trophée. Chaque pièce est travaillée comme une œuvre autonome tout en appartenant à une série cohérente spécialement imaginée pour ce week-end de compétition.
Le choix du casque n’est pas anodin. Cet objet porte naturellement en lui les notions de vitesse et de protection, deux symboles intimement liés au ski de haut niveau. Depuis 2012, ces trophées artistiques ont progressivement remplacé l’image classique de la coupe sportive et sont devenus une véritable signature des épreuves organisées à Courchevel.
Une collaboration avec Courchevel qui dure depuis 2012
L’histoire entre David Cintract et Courchevel dépasse largement cette édition 2026.
Au printemps 2012, sa rencontre avec la station donne naissance à Mademoiselle Courchevel, sculpture devenue l’une des figures emblématiques de son travail dans les Alpes. Dans le même élan naît l’idée d’un trophée différent pour la Coupe du monde : une œuvre que le vainqueur ne se contente pas de poser sur une étagère, mais qui conserve la trace de l’événement et de l’artiste qui l’a créée.
Au fil des saisons, David fait évoluer la formule. Street art, peinture, collage, références pop, feuilles métalliques ou compositions plus graphiques donnent à chaque édition son propre « millésime ». Les casques et jéroboams sont ainsi devenus un élément familier de la Coupe du monde à Courchevel, certains exemplaires étant aujourd’hui conservés et exposés dans la station.
En 2026, cette histoire trouve une nouvelle expression avec une série pensée spécifiquement pour les épreuves masculines de vitesse.
L’Éclipse : 3,1 kilomètres où aucune erreur n’est permise
Le décor est à la hauteur des trophées.
La piste de l’Éclipse est l’un des tracés les plus exigeants du ski alpin international. Pour la descente de Coupe du monde 2026, le départ est situé à 2 235 mètres d’altitude et l’arrivée à 1 290 mètres, soit 945 mètres de dénivelé sur environ 3,1 kilomètres de course.
Mise particulièrement en lumière lors des grands rendez-vous internationaux organisés à Courchevel, notamment les Championnats du monde 2023, l’Éclipse est désormais associée aux grands noms de la vitesse. Sa pente, ses changements de rythme et son arrivée spectaculaire au Praz en font un terrain où les meilleurs descendeurs doivent conjuguer engagement, précision et maîtrise.
Le programme du 13 au 15 mars inscrit ainsi Courchevel au rythme de la vitesse, avec trois journées pensées autour du ski de très haut niveau, mais aussi de l’ambiance qui accompagne les grands rendez-vous de la station : animations, musique, rencontres avec les champions et temps forts autour de l’aire d’arrivée du Praz.
Les meilleurs descendeurs du monde réunis à Courchevel
Cette étape rassemble les grandes figures de la vitesse internationale sur l’une des pistes les plus exigeantes du circuit. Sur l’Éclipse, chaque passage se joue à quelques centièmes, entre engagement maximal, précision des trajectoires et maîtrise technique.
Lors de la descente du 13 mars, l’Autrichien Vincent Kriechmayr réalise le meilleur temps en 1 min 47 s 26, devant l’Italien Giovanni Franzoni, à seulement neuf centièmes, et le Suisse Marco Odermatt, troisième à 31 centièmes.
Le podium réunit ainsi trois des grands noms de la vitesse mondiale, sur une piste devenue en quelques années l’un des symboles du ski international à Courchevel.
Au moment des cérémonies, la performance sportive rencontre directement le travail artistique de David Cintract : les champions ne reçoivent pas une coupe traditionnelle, mais une œuvre conçue spécialement pour Courchevel et pour cette édition de la Coupe du monde.
Un trophée qui raconte bien plus qu’un classement
C’est toute la singularité de cette collaboration.
Un trophée classique rappelle un résultat. Ceux imaginés par David Cintract racontent davantage : une station, une piste, une discipline, une édition précise de la Coupe du monde et l’identité visuelle d’un événement.
En 2026, le choix d’un univers noir, blanc, argent et or donne à la série une personnalité particulièrement forte. Les surfaces peintes semblent presque évoquer les contrastes de la montagne elle-même : la blancheur de la neige, la roche sombre, les éclats de lumière et l’or réservé à la récompense.
Le casque rappelle immédiatement l’engagement physique des coureurs. Le jéroboam de champagne renvoie quant à lui à la célébration, à la fête et à l’élégance associées depuis longtemps à Courchevel. Réunis dans une même série, ces deux objets deviennent les supports d’un langage artistique immédiatement reconnaissable.
Une signature artistique devenue indissociable de Courchevel
Depuis 2012, David Cintract accompagne les grands rendez-vous de ski de Courchevel à travers des créations pensées spécifiquement pour la station. Au fil des éditions, les couleurs, les motifs et les techniques évoluent, mais le principe demeure : offrir aux champions une œuvre unique plutôt qu’un trophée conventionnel.
Cette fidélité a progressivement installé ses casques et ses bouteilles personnalisées dans l’histoire visuelle des compétitions organisées à Courchevel. Certains trophées sont aujourd’hui conservés dans les collections des athlètes, d’autres restent associés aux archives de la station et aux différentes éditions de la Coupe du monde.
La série masculine de mars 2026 constitue une nouvelle étape de cette histoire. Plus graphique, plus minérale et volontairement plus sobre dans sa palette, elle accompagne parfaitement l’univers de la vitesse et le caractère spectaculaire de l’Éclipse.
À Courchevel, la victoire ne se résume ainsi plus seulement à un chrono : elle se prolonge dans un objet d’art.
En transformant casques et jéroboams en pièces uniques, David Cintract donne une forme durable à ces quelques secondes où tout se joue. Une manière de faire entrer la performance sportive dans la mémoire, et de réunir sur un même podium ski de haut niveau, identité de Courchevel et création contemporaine.