Coupe du monde 2013 à Courchevel : Marlies Schild entre dans l’histoire avec un trophée de David Cintract

17 décembre 2013 — Courchevel

Un an après la première création remise à Tina Maze, David Cintract retrouve la Coupe du monde féminine de ski alpin de Courchevel avec un nouveau casque-trophée entièrement réinventé.

Cette deuxième édition confirme une idée qui commence à devenir une véritable signature de l’étape française : offrir à la championne non pas une coupe conventionnelle, mais une œuvre unique créée spécialement pour Courchevel.

Le 17 décembre 2013, le trophée va accompagner un moment particulièrement fort de l’histoire du ski. En remportant le slalom, Marlies Schild décroche sa 34e victoire en Coupe du monde dans la discipline et égale alors le record mythique de la Suissesse Vreni Schneider.

Un nouveau casque, une nouvelle identité

Pour 2013, David Cintract abandonne volontairement l’esthétique du trophée précédent afin de créer une pièce possédant sa propre personnalité.

Le casque se construit autour d’une palette rose, bleu glacier et argent, recouverte de cristaux, de strass et de détails en relief. Sur la partie supérieure, les mots « COURCHEVEL » et « SKI WORLD CUP » apparaissent en lettres serties, accompagnés d’une couronne qui donne presque à l’ensemble l’allure d’un bijou.

Des flocons, des visages féminins aux lignes Pop, des cœurs et le marquage « FÉMININE 2013 » viennent compléter la composition.

Même les lunettes intégrées au casque sont travaillées et ornées de pierres, effaçant progressivement la frontière entre équipement de ski et sculpture.

David conserve ainsi le principe imaginé l’année précédente tout en faisant de chaque édition une création différente, identifiable par son année, ses couleurs et son vocabulaire graphique.

Marlies Schild signe un retour spectaculaire

Sportivement, l’édition 2013 possède une histoire exceptionnelle.

À 32 ans, Marlies Schild revient d’une grave blessure au genou qui avait fortement perturbé sa saison précédente. La championne autrichienne n’a plus remporté de slalom en Coupe du monde depuis février 2012.

À Courchevel, elle se classe troisième de la première manche, à seulement vingt centièmes de sa sœur cadette Bernadette Schild, alors en tête.

Tout se joue dans le second tracé.

Marlies réalise le meilleur temps de la manche et termine la course en 1 min 45 s 17. Elle devance la Suédoise Frida Hansdotter de 33 centièmes, tandis que Bernadette Schild complète le podium à 1,22 seconde.

Le podium offre ainsi une image rare : deux sœurs autrichiennes parmi les trois meilleures, séparées par Frida Hansdotter.

Une victoire qui entre dans les livres d’histoire

Mais la portée de cette victoire dépasse largement le résultat du jour.

Avec ce succès, Marlies Schild atteint 34 victoires en slalom en Coupe du monde, rejoignant le record établi par la légendaire Vreni Schneider.

Courchevel devient donc le lieu où l’une des plus grandes spécialistes du slalom féminin rejoint un record qui tenait depuis près de deux décennies.

Quelques jours plus tard, à Lienz, Marlies Schild remportera son 35e slalom et deviendra seule détentrice du record.

Le trophée réalisé par David Cintract est ainsi associé à l’instant précis où elle rejoint l’histoire de sa discipline.

Le trophée quitte le socle

Une photographie résume particulièrement bien cette édition.

Sur le podium, Marlies Schild ne tient pas simplement le casque entre ses mains : elle le porte.

Le trophée retrouve soudain sa fonction originelle tout en restant une œuvre d’art. Les cristaux, les couleurs bleu et rose et les lettres « SKI WORLD CUP » encadrent le visage de la championne.

Cette image donne toute sa force au concept imaginé par David : le trophée n’est plus un objet posé à côté de l’athlète pour la photographie officielle. Il peut devenir une partie de l’image de la victoire elle-même.

Une tradition commence à s’installer

En seulement deux éditions, les trophées de David Cintract commencent à trouver leur place dans le rituel de la Coupe du monde de Courchevel.

Après Tina Maze en 2012, c’est donc Marlies Schild en 2013 qui repart avec une création originale de l’artiste.

Mais cette deuxième année apporte quelque chose de nouveau : elle démontre que le concept peut évoluer sans se répéter. Le casque reste le point de départ, tandis que les couleurs, les références, les matières et la composition changent entièrement.

C’est ce principe qui permettra à David Cintract, au fil des éditions suivantes, de constituer une véritable série d’œuvres liées aux championnes passées par Courchevel.

En 2013, le trophée rencontre surtout un moment sportif exceptionnel : le jour où Marlies Schild égale le record mondial de victoires en slalom, elle repart de Courchevel avec une pièce unique de David Cintract pour en conserver la trace.

Précédent
Précédent

Gstaad 2014 : David Cintract fait entrer le Pop Libre sur la Promenade

Suivant
Suivant

2012, le début d’une tradition : Tina Maze reçoit le premier trophée de David Cintract à Courchevel