Candy Box Batman : David Cintract rejoint le « Rendez-vous de Lorène » contre la maladie de Charcot

18 avril 2025, Salle du Tir au Vol, Arcachon

Le vendredi 18 avril 2025, la Salle du Tir au Vol d’Arcachon accueille « Le Rendez-vous de Lorène », une soirée caritative entièrement consacrée à la lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot. Organisé par Vivre le Bassin au profit de l’ARSLA, l’événement rassemble gastronomie, art, personnalités publiques et vente aux enchères dans un même élan de solidarité. La soirée débute à 18 h 30, avant une vente programmée à 20 h 30 par l’Hôtel des Ventes du Bassin d’Arcachon.

David Cintract y est représenté par une Candy Box double face, œuvre unique dans laquelle il pousse une nouvelle fois son principe d’accumulation et de collision des images populaires. Le catalogue officiel de la vente la référence sous le titre Candy Box Batman, comme une sculpture-objet en technique mixte et accumulation, signée, numérotée 1/1 et mesurant 49 × 33 cm. L’œuvre constitue le lot n°9 de la vente et est présentée au catalogue par la Galerie Saint-Martin d’Arcachon.

Deux faces, deux univers, une même profusion

Comme souvent dans les Candy Box de David Cintract, il faut s’approcher pour comprendre à quel point l’œuvre est construite dans le détail.

Sur une face, Batman s’impose au centre d’une composition plus sombre, dominée par le noir et ponctuée de bonbons, de petits objets et de références à la culture populaire. Autour du célèbre symbole de la chauve-souris, l’artiste fait apparaître une phrase qui joue sur la figure du justicier et la frontière entre le héros et celui qu’il combat.

Le revers change complètement de registre. Homer Simpson, représenté avec son anatomie apparente, côtoie un cerveau monumental, des friandises, personnages de dessins animés, emballages, références geek et objets décalés. Le tout donne l’impression d’un inventaire impossible de souvenirs, de tentations et d’images qui appartiennent à plusieurs générations.

Le principe même de la Candy Box, concept développé par David Cintract, prend ici tout son sens : enfermer sous verre une accumulation d’objets reconnaissables pour composer une nouvelle image, quelque part entre sculpture, boîte à souvenirs et portrait de notre société de consommation. La poignée textile transforme même la pièce en un objet hybride, comme si cette profusion culturelle pouvait littéralement être emportée avec soi.

Le Rendez-vous de Lorène : une soirée née d’une histoire personnelle

Derrière la vente se trouve surtout le combat de Lorène Vivier.

Lorène apprend le 9 novembre 2022, alors qu’elle a 35 ans, qu’elle est atteinte de la maladie de Charcot. Plutôt que de rester silencieuse face au diagnostic, elle choisit très rapidement de rendre la maladie visible, de parler publiquement de son quotidien et de multiplier les initiatives destinées à soutenir la recherche. En 2024, elle rejoint le conseil d’administration de l’ARSLA et devient l’une des ambassadrices de l’association.

À 37 ans, elle est à l’origine de ce dîner d’Arcachon. Elle résume elle-même sa démarche par une volonté simple : vivre pleinement et sensibiliser le plus grand nombre. Son parcours donnera également naissance en avril 2025 au livre La vie est belle, essaie-la !, dans lequel elle raconte le diagnostic, mais surtout son choix de continuer à entreprendre, voyager, relever des défis et mobiliser autour de la recherche.

Le « Rendez-vous de Lorène » est donc bien davantage qu’un gala traditionnel : c’est un événement directement né de l’expérience d’une femme touchée par la maladie et déterminée à transformer son histoire personnelle en action collective.

Gastronomie, art et personnalités réunis à Arcachon

Pour cette soirée, le dîner est confié au chef Stéphane Carrade, chef de l’Hôtel Ha(a)ïtza à Pyla-sur-Mer et figure de la gastronomie du Bassin d’Arcachon. La vente réunit quant à elle 41 lots, mêlant œuvres d’art, souvenirs sportifs, objets offerts par des artistes et expériences.

Aux côtés de David Cintract figurent notamment des œuvres ou dons de Fabien Novarino, Alben, Roger Pfund, Gérard Rancinan, mais aussi une raquette utilisée par Lucas Pouille à Wimbledon, des crampons de Djibril Cissé, une guitare offerte par Jérémy Frérot, un dessin de Franck Dubosc ou encore des objets liés à Patrick Bruel et Natasha St-Pier.

La soirée est parrainée par Pascal Bataille, animateur et producteur devenu ambassadeur de l’ARSLA. Parmi les personnalités mobilisées autour de l’événement figurent également Laure Manaudou, Valérie Trierweiler, Rebecca Hampton, Myriam Seurat, Christelle Gauzet et Charlotte Dhenaux.

Surtout, l’intégralité des bénéfices de la soirée et de la vente est reversée à l’ARSLA, afin de financer la recherche mais également l’accompagnement des personnes malades et de leurs proches.

ARSLA : près de quarante ans face à la maladie de Charcot

L’Association pour la Recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique est créée le 28 mars 1985, à l’initiative de Guy Serra, lui-même malade, et du neurologue Vincent Meininger. À une époque où les familles touchées par la SLA disposent de très peu de ressources et de réponses, ils décident de structurer une organisation capable à la fois de soutenir les patients et d’accélérer la recherche.

La SLA est une maladie neurodégénérative qui détruit progressivement les neurones commandant les muscles volontaires. Elle entraîne une perte croissante de la mobilité et peut affecter la parole, la déglutition puis la respiration. Aucun traitement curatif n’existe encore aujourd’hui.

Depuis 1985, l’ARSLA a financé plus de 250 projets de recherche, tout en développant des dispositifs d’accompagnement pour les malades et leurs aidants, des aides techniques, des actions de sensibilisation et un travail de défense des droits.

Faire de l’accumulation un geste utile

Dans ce contexte, la présence de cette Candy Box prend une dimension différente.

Batman, Homer, les bonbons, les jouets et les objets issus de la culture populaire semblent à première vue très éloignés de la réalité d’une maladie aussi grave. C’est pourtant précisément ce contraste qui donne de la force à la participation de David Cintract : ne pas modifier son langage artistique pour parler de solidarité, mais mettre ce langage tel qu’il est coloré, excessif, familier et vivant au service d’une cause.

Le 18 avril 2025 à Arcachon, cette Candy Box n’est donc plus seulement une œuvre à regarder. Elle devient l’un des maillons d’une mobilisation collective destinée à faire avancer la recherche et à accompagner celles et ceux qui vivent avec la maladie de Charcot.

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