RTL2 Pop’Art : quatre épisodes pour entrer dans l’univers de David Cintract

16 janvier – 6 février 2025, RTL2 – Pop’Art, le podcast

En janvier 2025, RTL2 consacre près de cinquante minutes d’antenne à David Cintract dans Pop’Art, le podcast, l’émission de Grégory Ascher dédiée aux artistes et aux grandes figures de la création contemporaine.

L’entretien ne tient pas en quelques minutes. Il se déploie en quatre épisodes diffusés chaque jeudi, du 16 janvier au 6 février 2025, pour une durée totale de 47 minutes et 23 secondes.

Quatre rendez-vous pour revenir sur l’enfance de David, ses premières fascinations visuelles, son passage par la restauration, le moment où il décide de tout miser sur son art, mais aussi sur ce qui deviendra progressivement sa signature : le Pop Libre.

RTL2 choisit un titre qui résume clairement l’angle de cette série : « David Cintract : l’artiste pluridisciplinaire qui redéfinit le Pop Art ».

De Pop-Rock à Pop’Art

Le rapprochement est presque évident pour RTL2.

Connue pour son identité Pop-Rock, la station développe avec Pop’Art un podcast consacré cette fois aux arts visuels. Le principe de l’émission tient dans une formule : passer du « pop-rock » au « pop-art » pour partir à la découverte d’artistes, de leurs parcours et de leur manière de créer.

À la présentation, Grégory Ascher, figure historique de RTL2. Animateur radio et télévision, il rejoint la station en 2004 et en devient au fil des années l’une des voix familières, notamment à travers la matinale Le Double Expresso RTL2.

Avec Pop’Art, le registre change : il ne s’agit plus seulement de musique mais de comprendre ce qui construit un artiste, ce qui nourrit son langage et la manière dont une œuvre finit par devenir immédiatement identifiable.

David se prête à l’exercice en remontant beaucoup plus loin que ses expositions ou ses collaborations.

Avant le Pop Libre, l’enfant qui dessinait

L’entretien commence là où David situe lui-même les premières traces de son rapport à la création : l’enfance.

Au micro de Grégory Ascher, il se définit comme un « artisan de l’expérience ». RTL2 revient sur une anecdote très ancienne : dès la maternelle, lors d’une séance de gouache, David se distingue déjà par une manière très personnelle d’aborder la peinture, allant jusqu’à travailler directement avec ses mains.

Son environnement familial nourrit également son regard.

Fils d’un brocanteur, il grandit entouré d’objets anciens, de gravures, de peintures et de pièces ayant déjà eu une autre vie avant d’arriver devant lui. Une proximité quotidienne avec l’objet qui, avec le recul, éclaire une partie de son travail futur : accumuler, détourner, récupérer des symboles existants et leur faire raconter autre chose.

Puis viennent les comics.

David les observe, les copie et tente d’en reproduire minutieusement les personnages. Bien avant qu’il soit question de Pop Art, les lignes franches, les couleurs, les héros et toute cette culture graphique populaire entrent ainsi dans son vocabulaire visuel.

1999 : choisir de devenir artiste

La série RTL2 ne raconte pas un parcours construit selon la trajectoire classique des écoles d’art.

Avant de pouvoir vivre de sa création, David travaille notamment dans la restauration. Il économise, produit et prépare progressivement ce qui doit lui permettre de tenter autre chose.

En 1999, il décide de se lancer professionnellement dans l’art.

Les débuts ne sont pas immédiatement simples. L’émission revient au contraire sur cette période d’incertitude, sur la nécessité de persévérer et sur la prise de risque que représente le choix de faire de la création son métier.

Un salon va marquer un tournant : David y présente ses œuvres et en vend une grande partie.

Ce qui n’était encore qu’un pari devient progressivement une possibilité réelle.

Cette histoire occupe une place importante dans le récit proposé par RTL2, parce qu’elle permet de comprendre un trait qui restera constant dans son parcours : ne pas attendre que toutes les conditions soient réunies pour essayer.

Changer de support, sortir du cadre, accepter de ne pas savoir exactement ce que donnera une expérience font partie de la méthode autant que du résultat.

« Pop Libre » : refuser de choisir une seule case

Le cœur de l’entretien est évidemment consacré au Pop Libre.

David explique pourquoi il ne souhaite pas enfermer son travail dans une définition classique du Pop Art.

Son univers en reprend certaines racines : la culture populaire, les objets de consommation, la publicité, les comics, les icônes immédiatement reconnaissables et cette fascination pour les images qui envahissent le quotidien.

Mais le support, lui, peut changer constamment.

Peinture, photographie, digigraphie, sculpture, mannequin, inclusion, objet récupéré ou transformation complète d’un objet manufacturé : David revendique la liberté de passer de l’un à l’autre sans considérer qu’un médium doit définir l’artiste.

RTL2 souligne cette dimension pluridisciplinaire et la capacité de David à expérimenter des techniques très différentes, de la sculpture sur bois à l’hyperréalisme, tout en conservant une identité visuelle reconnaissable.

Le Pop Libre n’est donc pas présenté comme une simple étiquette supplémentaire.

Il est plutôt une manière de ne pas en avoir.

Derrière les couleurs, une lecture moins innocente

L’un des intérêts de cette série est également de dépasser la première impression provoquée par les œuvres de David.

Il y a évidemment les couleurs.

Les personnages.

Les souvenirs d’enfance.

Les objets familiers.

Cette apparence ludique et parfois presque euphorique qui donne immédiatement envie de s’approcher.

Mais RTL2 insiste également sur ce qui se joue derrière cette première lecture : un regard critique porté sur la société de consommation et sur le monde contemporain.

Chez David, l’objet populaire peut être à la fois séduisant et inquiétant. La nostalgie de l’enfance peut côtoyer la saturation des images. Une œuvre amusante au premier regard peut révéler, quelques secondes plus tard, quelque chose de beaucoup moins confortable.

C’est précisément ce double niveau qui permet au Pop Libre de ne pas devenir simplement décoratif.

Le spectateur peut s’arrêter à l’énergie de l’œuvre.

Ou décider d’aller chercher ce qui se cache derrière.

Le regard de Stéphane Lafeuille

Pour compléter le portrait, Pop’Art donne également la parole à Stéphane Lafeuille, directeur de la Galerie Saint-Martin, maison avec laquelle David entretient une relation artistique durable.

Son témoignage apporte un regard différent de celui de l’artiste sur son propre travail.

Stéphane Lafeuille présente David comme une figure désormais incontournable du Pop Art contemporain et souligne notamment l’équilibre entre l’exubérance visuelle de ses créations et la critique de la société de consommation qui les traverse.

Il revient également sur cette capacité particulière des œuvres à provoquer un retour vers l’enfance tout en conservant une lecture beaucoup plus adulte du monde qui nous entoure.

Cette intervention est importante dans le podcast : David raconte son histoire de l’intérieur ; le galeriste permet de voir comment cette même démarche est perçue, défendue et présentée dans le monde de l’art.

Quatre épisodes plutôt qu’une interview

RTL2 choisit de découper la rencontre en quatre rendez-vous successifs :

16 janvier 2025 – Partie 1 : 13 min 50 s
23 janvier 2025 – Partie 2 : 9 min 10 s
30 janvier 2025 – Partie 3 : 10 min 20 s
6 février 2025 – Partie 4 : 14 min 03 s

Au total, 47 minutes et 23 secondes sont consacrées au parcours et à l’univers de David Cintract.

Ce format donne à l’entretien une profondeur différente d’une interview promotionnelle classique.

Il ne s’agit pas uniquement d’annoncer une exposition ou de présenter une nouvelle œuvre. L’émission prend le temps de revenir aux origines, de raconter les hésitations, les influences, les rencontres et les convictions qui ont progressivement construit l’artiste.

De l’enfant fasciné par les gravures et les comics à celui qui inventera plus tard le terme Pop Libre, une continuité apparaît.

Le support change.

Les dimensions changent.

Les projets deviennent plus ambitieux.

Mais l’envie de transformer ce qui existe déjà pour en proposer une autre lecture reste la même.

Une archive sonore du parcours de David

Avec le recul, cette série constitue aussi quelque chose d’assez précieux dans les archives de David Cintract : près de cinquante minutes de récit dans sa propre voix.

Une œuvre permet de conserver un geste.

Une photographie conserve un instant.

Une interview conserve autre chose : la manière dont un artiste parle de son parcours à un moment précis de sa vie, les mots qu’il choisit pour expliquer ce qu’il fait et la façon dont il regarde lui-même le chemin parcouru.

Les quatre épisodes de Pop’Art remplissent exactement cette fonction.

Ils documentent l’artiste, mais aussi l’homme derrière l’accumulation d’images, les couleurs fluorescentes, les mannequins, les sculptures et les objets détournés.

En donnant presque cinquante minutes à son histoire, RTL2 ne cherche finalement pas seulement à expliquer à quoi ressemble le travail de David Cintract.

Le podcast cherche à comprendre d’où vient le Pop Libre — et pourquoi, plus de vingt-cinq ans après ses débuts professionnels, David refuse toujours de choisir une seule manière de créer.

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